Les raisons ne manquent pas pour justifier une réflexion approfondie sur la gouvernance portuaire de la Vallée de la Seine. On peut citer :
- la demande forte exprimée par les acteurs locaux (collectivités, représentants socio-économiques et associatifs) d'être mieux associés aux orientations données à des établissements portuaires dont l'empreinte sur l'emploi et la richesse produite en région est significative ;
- une identité maritime de la Normandie renforcée suite à la fusion ;
- l'affirmation des compétences économiques du Conseil régional ainsi que les lourds investissements consentis en faveur du développement portuaire (56 M€ dans le CPIER) ;
- une économie des flux en pleine transformation (gigantisme, évolutions des trafics de vracs, alliances armateuriales, numérisation, mesures protectionnistes dans certains pays...).
L'enjeu majeur est bien sûr la compétitivité du complexe logistique et portuaire formé par Paris, Rouen et Le Havre face à leurs concurrents du Range Nord. A l'instar des évolutions observées ailleurs dans le monde, les trois ports considérés doivent cheminer vers des pratiques de coopérations renforcées et mieux interagir avec l'écosystème régional. La gouvernance ne fait pas à elle seule la performance, mais elle se met à son service. Pour répondre aux défis actuels (massification des flux, fluidité des opérations, qualité du service, marketing international...), le CESER pense que le cadre institutionnel doit évoluer et décline 5 axes de propositions.